Vigilance moustiques, pollens, etc.

Lutte contre le moustique tigre, le frelon asiatique, destruction de l’ambroisie, allergies liées aux pollens… : la Ville de Genas est particulièrement engagée sur ces questions de santé publique. Avec plusieurs dispositifs dédiés.

Le moustique tigre, reconnaissable à ses tâches et rayures blanches

Lutte contre le moustique tigre

Originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, le moustique tigre (Aedes albopictus) s’est adapté à divers environnements, et notamment au milieu urbain en profitant d’une multitude de récipients (vases, pots, bidons, gouttières…) dans lesquels il pond ses œufs. Anthropophile opportuniste, le moustique tigre est aujourd’hui présent dans plus de 100 pays.

Malheureusement, la ville de Genas est concernée.

Comment le reconnaître ?

Le moustique tigre possède des tâches et des lignes caractéristiques. Noir, il est coloré des taches blanches sur le corps et les pattes et d’une ligne blanche sur la tête et le dos.
C’est un petit moustique et seule la femelle moustique pique après l’accouplement. Le sang ingéré apporte les protéines nécessaires à la maturation des œufs. La femelle peut ainsi pondre jusqu’à 150 œufs et ce plusieurs fois au cours de sa vie.

Les moustiques adultes sont présents de mai à novembre. Ensuite, seuls subsistent les œufs. En effet, ceux pondus à l’approche de l’hiver, entrent en diapause (sorte d’hibernation) et écloront lors du retour de conditions plus favorables au printemps suivant c’est-à-dire lorsque les températures remontent et que la durée du jour grandit.

Petit et très agressif

Le moustique tigre est particulièrement nuisant, ses piqûres interviennent principalement à l’extérieur des habitations et essentiellement la journée, avec un pic d’agressivité au lever du jour et au crépuscule.

Il se développe à proximité des habitations et est potentiellement un vecteur de maladies infectieuses comme la dengue, le chikungunya ou le Zika, et transmet ces maladies uniquement lorsqu’il a piqué une personne déjà infectée.

Comment s’en protéger ?

Les produits antimoustiques tels que les insecticides et répulsifs, ne permettent pas de les éliminer durablement. Il est donc primordial d’agir en les privant d’eau pour empêcher leur développement. Des gestes simples à mettre en œuvre réduisent efficacement la prolifération de ce moustique et protègent l’entourage.

Des gestes simples peuvent empêcher sa prolifération (cf. image ci-contre).
Faisons équipe avant qu’il pique : privons-le d’eau ! Bâchez, couvrez, videz ! L’implication de tous dans la lutte est primordiale car déjà la moitié des départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes est concernée.

Une subvention pour l’achat d’un piège

Pour intensifier la lutte et ralentir la ponte de ces nuisibles, la Ville de Genas encourage les habitants à acquérir un dispositif individuel de pièges à moustiques. Pour financer ce dispositif, une enveloppe de 10 000 € a ainsi été mobilisée au titre de l’année 2022. Chaque foyer identifié par la même adresse peut désormais bénéficier d’une participation financière d’un montant maximum de 30 € pour l’acquisition d’un piège effectuée entre le 1er mars et le 15 novembre 2022. Cette aide est ouverte aux particuliers résidant à Genas et ayant complété le dossier de demande d’aide, à retourner par voie postale à l’adresse suivante : Hôtel de ville – Place du Général de Gaulle – 69740 Genas ; ou à déposer au guichet unique.
La demande devra être effectuée dans les 30 jours qui suivent l’achat du piège. L’octroi de cette subvention n’est donc pas rétroactive.

Pour être éligible à cette aide, deux critères :

  • Habiter sur la commune de Genas
  • Avoir acheté un piège à moustiques et justifier de son achat (un par logement). Seuls les pièges conçus pour l’extérieur ouvrent droit à l’aide de la commune. Les pièges fonctionnant avec des insecticides ou des pesticides, les pièges intérieurs et les tapettes électriques ou prises anti-moustiques ou recharges de pièges ne seront pas subventionnés.

Pour en savoir plus sur le moustique tigre et les moyens de s’en protéger, rendez-vous sur le site de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).


Le frelon asiatique : petit insecte, grande conséquence

Depuis quelques années, la présence du frelon asiatique s’intensifie dans le Rhône. Le frelon asiatique (ou frelon à pattes jaunes, Vespa velutina nigrithorax) est nuisible pour de nombreux insectes, dont les abeilles. Afin de contrer les conséquences de ce phénomène sur l’apiculture, la biodiversité et sur l’environnement, il est nécessaire de mener une lutte active contre cet insecte invasif pour limiter son expansion.

Afin de rendre plus efficace la lutte contre cet insecte nuisible, le Groupement de Défense Sanitaire du Rhône (GDS69) propose une plateforme de signalement : frelonsasiatiques.fr

Toute personne suspectant la présence d’un frelon asiatique est invitée à en faire le signalement sur la plateforme.

Comment le reconnaitre ?

Le frelon asiatique est souvent confondu avec le frelon européen. Des critères de reconnaissance permettent toutefois de les différencier. Un moyen simple de distinguer facilement le frelon asiatique du frelon européen est la couleur. Le frelon asiatique est en effet plus foncé que le frelon européen. À distance, il apparaît globalement comme étant brun (noir) tandis que le frelon européen est beaucoup plus jaune.

Illustration fournie par la CCEL

La destruction des nids

En été, chaque colonie construit un nid de grande taille, généralement à la cime des arbres. Vers la fin de l’automne, de nombreuses futures reines quittent le nid. Il faut les trouver et les détruire pour éviter la création de nouveaux nids, l’année suivante.

Le frelon asiatique n’est pas agressif envers l’homme, sauf quand la colonie est dérangée. Il devient alors particulièrement dangereux. C’est pourquoi les nids doivent être détruits uniquement par des spécialistes.


Les pollens, vecteurs d'allergies respiratoires

Les pollens, facteurs d’allergies respiratoires

Sous les climats rencontrés sur le territoire métropolitain français, du pollen est présent dans l’air quasiment toute l’année, environ 10 mois sur 12.

En France, la pollinisation hivernale pour les arbres et arbustes a généralement lieu de la mi-janvier à mai, suivant la zone. Une seconde période de pollinisation est observée du milieu du printemps à l’été pour les plantes herbacées (graminées, plantain, oseille).

Genas, à la pointe des mesures polliniques

La Ville de Genas est l’une des très rares communes du département du Rhône à s’être équipée d’un capteur de pollens et de moisissures atmosphériques.

Installé sur le toit de l’hôtel de ville, ce capteur enregistre des analyses polliniques et les informations cliniques associées, qui sont ensuite transmises au centre de coordination du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), situé à Brussieu, en plein cœur des Monts du Lyonnais. Le centre assure ensuite la rédaction de bulletins allergo-polliniques composés d´informations polliniques, cliniques et du risque d’allergie lié. Retrouvez ici le dernier bulletin transmis par le RNSA.

L'ambroisie, vecteur d'allergies et de maladies
Lutte contre l’ambroisie

La région Auvergne-Rhône-Alpes est la région française la plus affectée par la diffusion de pollens d’ambroisie. Les principales manifestations cliniques sont des rhinites, conjonctivites, trachéites, urticaire, eczéma, asthme parfois très grave chez les personnes sensibles.
La destruction de cette plante très nuisible constitue une priorité des pouvoir publics. Il est possible de faire reculer l’ambroisie par une organisation et des mesures simples, mais déterminées… Les allergies provoquées par le pollen d’ambroisie commencent en général vers la mi-août et peuvent se prolonger jusqu’en octobre avec un maximum d’intensité en septembre.

L’ambroisie est une plante invasive annuelle dont le pollen émis en fin d’été est particulièrement allergisant. Elle doit être détruite avant sa floraison, soit avant le 1er août.

Que faire si vous voyez de l’ambroisie ?

Sur votre propriété, il faut l’arracher.Hors de votre propriété et sur un terrain public, s’il y en a que quelques plants, vous pouvez les arracher. Sinon, faites un signalement sur la plateforme www.signalement-ambroisie.fr ou contactez le 0 972 376 888.

Pour éviter qu’elle ne pousse chez vous, voici quelques conseils : semer du gazon, éviter de tondre ras, éviter les désherbants totaux (qui laissent le champ libre à l’ambroisie) et placer des paillis d’écorce autour des plantations.