Inauguration du panneau du Sentier Mémoire des Fusillés

Patrimoine
Publié le 7 juillet 2026

Vendredi 3 juillet, le Maire de Genas Daniel Valéro, aux côtés des représentants du Département du Rhône et des élèves du collège Louis Leprince-Ringuet de Genas, a inauguré un nouveau panneau pédagogique du Sentier Mémoire des Fusillés, au lieu-dit Les Bouvarets, là même où 22 prisonniers de la prison de Montluc furent assassinés par la Gestapo le 12 juillet 1944.

Installé à proximité de la stèle commémorative, ce panneau permet aux visiteurs de mieux comprendre l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire locale. Véritable outil de transmission, il retrace les événements de cette sombre soirée ainsi que le parcours de ces hommes dont les vies furent brutalement interrompues au cœur de la campagne genassienne.

Un lieu de mémoire au service de l’histoire

Troisième parcours de ce type réalisé dans le Rhône, après ceux de Vindry-sur-Turdine et de Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais, le Sentier Mémoire de Genas associe patrimoine, histoire et pédagogie. Grâce à un panneau historique et à des contenus numériques accessibles via un QR code, les visiteurs peuvent découvrir les circonstances du massacre du 12 juillet 1944 et mieux connaître l’identité des victimes.

Ce jour-là, 22 prisonniers de Montluc – résistants, réfractaires au Service du travail obligatoire, juifs et civils arrêtés lors de rafles – furent conduits aux Bouvarets avant d’y être exécutés. Chaque année, une cérémonie commémorative rappelle leur sacrifice et leur engagement.

Les collégiens, acteurs de la transmission

Ce projet met également à l’honneur l’engagement des élèves du collège Louis Leprince-Ringuet. Dès 2020, des classes de 3ᵉ ont mené un important travail de recherche sur plusieurs résistants fusillés aux Bouvarets. Pour rendre cette histoire accessible au plus grand nombre, ils ont choisi de la raconter sous la forme de bandes dessinées historiques. Une démarche récompensée par le premier prix académique du Concours national de la Résistance et de la Déportation.

En 2026, une nouvelle génération d’élèves a poursuivi ce travail mémoriel en enregistrant les récits réalisés par leurs prédécesseurs ainsi que le témoignage de Noémie Durand, jeune bergère présente lors des faits en juillet 1944. Ces contenus audio sont désormais consultables directement depuis le parcours.

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